Le sud de Los Angeles est depuis longtemps un centre d’art, de culture et d’activité économique afro-américains. Des clubs de jazz de Central Avenue dans les années 1920 aux espaces créatifs et aux entreprises d’aujourd’hui , ce quartier a façonné une grande partie de l’histoire afro-américaine de la ville.
Maintenant, il est officiellement reconnu comme un quartier culturel afro-américain. Cette nouvelle désignation vise à honorer le passé de la communauté, à soutenir les commerces locaux et à protéger les habitants contre l’éviction à mesure que le quartier change.
La sénatrice d’État Lola Smallwood-Cuevas a mené cette initiative, et en décembre dernier, le California Arts Council a approuvé le projet, faisant du quartier historique de South L.A. le premier quartier culturel afro-américain officiellement reconnu de l’État, un deuxième quartier ayant ensuite été désigné à Oakland.
South L.A., la pierre angulaire de la culture noire
Le quartier s’étend sur environ 65 km², allant d’Adams Boulevard au nord à Manchester Boulevard au sud, et de Central Avenue à l’est à La Brea Avenue à l’ouest.
Les organisateurs prévoient maintenant d’ériger un monument ou une porte d’entrée pour marquer le quartier et mettre en valeur son histoire. Parmi les emplacements possibles, on trouve :
- Leimert Park, un haut lieu de l’art et de la culture afro-américaine.
- Central Avenue, connue pour le jazz et les débuts du militantisme.
- Crenshaw Boulevard, l’épine dorsale commerciale et culturelle.
- Exposition Park, qui abrite le California African American Museum.
Parmi les autres sites historiques, on peut citer le carrefour de Florence et Normandie, lié aux émeutes de Los Angeles de 1992, et West Adams, qui abritait autrefois des leaders et des artistes noirs influents.
Cette reconnaissance est plus que symbolique. Elle contribue à préserver l’histoire du sud de L.A. et sert de stratégie anti-expulsion, permettant de maintenir vivant l’héritage afro-américain du quartier pour les générations futures.