Depuis des décennies, la lutte pour un air pur est un thème central de la politique environnementale américaine. Cependant, des données récentes montrent que l’évolution des conditions climatiques et la géographie régionale posent de nouveaux défis aux normes nationales de qualité de l’air.
La Californie continue de faire face à un défi majeur en matière de santé publique, puisque le rapport «State of the Air » 2026 de l’American Lung Association révèle que le Golden State reste l’un des États les plus pollués du pays. Plusieurs villes californiennes dominent les classements des « villes les plus polluées », avec Los Angeles-Long Beach et Bakersfield qui apparaissent souvent en tête.
Le classement 2026 : zoom

Le rapport évalue les zones métropolitaines sur la base de trois indicateurs clés : la pollution par l’ozone, la pollution par les particules à court terme (pics sur 24 heures) et la pollution annuelle par les particules. Pour 2026, les statistiques du comté de Los Angeles-Long Beach sont sans appel :
- Jours à forte concentration d’ozone : classée 1re des 226 zones métropolitaines. Los Angeles a conservé ce titre peu enviable pendant 26 des 27 années couvertes par le rapport « State of the Air ».
- Pollution par les particules sur 24 heures : classée 7e pire sur 224 zones métropolitaines.
- Pollution particulaire annuelle : classée 7e pire sur 211 zones métropolitaines.
La Californie domine le classement des villes « les plus polluées »

Alors que des centaines de millions d’Américains vivent dans des comtés où la qualité de l’air est jugée insuffisante, les Californiens sont touchés de manière disproportionnée. Le rapport de 2026 souligne que :
- 8 des 25 villes les plus polluées par l’ozone aux États-Unis se trouvent en Californie.
- Bakersfield reste la ville la plus polluée en matière de pollution par les particules tout au long de l’année (annuelle).
Il y a toutefois eu un léger changement dans le classement pour l’exposition aiguë. Bakersfield s’est suffisamment améliorée en matière de pollution particulaire à court terme pour ne plus occuper la dernière place, désormais détenue par Fairbanks, en Alaska
Pour les habitants de ces zones métropolitaines à haut risque, il est essentiel de donner la priorité à la santé respiratoire. Alors que nous faisons face aux défis environnementaux détaillés dans le rapport 2026, rester informé des conditions locales quotidiennes reste le moyen le plus efficace pour les familles de protéger leur santé et de respirer un peu plus facilement.